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« Motion factory » à la Gaité Lyrique

La Gaité Lyrique, où je t’ai déjà emmené visiter une exposition consacrée au travail de Sagmeister – souviens-toi – propose depuis avril de découvrir l’envers du décor des films d’animation.

Ouha.

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Sous-titrée « les ficelles du monde animé », l’exposition veut  te révéler ce que tu ne vois pas, ou peu, lorsque tu regardes une animation, à savoir : Titan au travail. Hercule à la tâche. Sisyphe en action.

Car oui : tous ces héros se cachent derrière les jolies images que tu avales en 3 minutes sur vimeo.

Tu pensais qu’un ordi, un clavier, un bon logiciel de 3D et zou, en avant la magie?

Que nenni , nenni.

En tous cas, pas que. Loin de là.

Des artistes félés du ciboulot fabriquent des personnages, en plastique, en carton, en sucre, en pâte à modeler, en argile, ou que sais-je encore, construisent des décors, découpent, éclairent, collent, cousent, font en gros des travaux manuels à la pelle, pour créer des mini-mondes qui vont s’animer grâce à leurs petites mains, grâce à des outils numériques aussi, qui vont ajouter à la cuisine fait-main des effets virtuels, mais surtout grâce à leur putain de patience.

Oui, un gros mot s’impose quand par exemple, des types tels que Ed Patterson et Will Studd s’amusent à fabriquer avec leurs mimines des figurines de 2 millimètres pour les mettre en mouvement, pas à pas, dans des décors fait-maison de 20 centimètres de large, 10 de haut, filmés à la loupe, avec un téléphone.

Ainsi en regardant leur travail, tu te poseras légitiment la question suivante : les gars, êtes vous vraiment sains d’esprit ?

Mate un peu ça: http://vimeo.com/59920125

Et même si le travail est réalisé à une autre échelle que celle des millimètres, il n’empêche que la patience et la minutie sont bel et bien les constantes des films d’animations.

1 seconde de film, c’est 24 images, c’est 1 journée de travail.

Oups, attention, ta mâchoire pendouille.

Dans un tout autre genre, une histoire en sucre, animée manuellement, selon l’art des marionnettistes : http://vimeo.com/35761197

T’es un peu bouchée bée je sens bien, et tu veux en savoir plus sur le comment de toute cette folie.

Alors justement, t’es au bon endroit, puisque La Motion Factory te dit qu’elle va te montrer « l’envers du décor » et te livrer « les secrets de réalisation » des artistes.

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L’envers du décor ? Oui. J’ai vu : 15 stands qui exposent les figurines ou décors crées pour les films, les esquisses qui les ont précédés et les storyboards qui leur ont succédés pour guider la réalisation. Et des vidéos sur tablettes, où tu vois les artistes à l’oeuvre, où tu devines des étapes de la création.

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Les secrets de réalisation? Je les trouve encore très très bien gardés.

Car certes, j’ai vu des processus de fabrication, mais les ai-je compris? Non. Pourquoi ? Déjà le principe de devoir regarder des vidéos pose toujours le problème d’arriver au moment où la vidéo commence, au risque sinon de te retrouver en plein milieu d’une séquence qui te parait alors totalement absconse. Et puis en plus, dans le cas de la Motion Factory, les vidéos sont muettes : dénuées de commentaires, la succession des images n’est pas franchement accrocheuse, et très peu intelligible.

Bon en gros, j’ai pas capté grand chose, ou plutôt je m’attendais à percer davantage de mystères. Peut-être qu’une visite guidée, comme la Gaité Lyrique en propose, aurait été bien plus instructive.

Mais à défaut de tout comprendre, j’ai quand même appris des trucs, et je dois bien avouer que je ne devinais pas autant de techniques manuelles à l’oeuvre dans certaines animations.

Et puis j’ai découvert les univers de Kyle Bean, Kijek & Adamski, Johnny Kelly, Pic Pic André, Peter Sluszka, Jamie Caliri & Alex Juhasz, Sumo Science (Will Stud & Ed Patterson), Sean Pecknold, Kangmin Kim, Joseph Mann, Andrew Thomas Huang, Hayley Morris, Elliot Dear, Emma de Swaef & Marc James Roels, Mikey Please, Conor Finnegan et Yves Geleyn.

Je vais te laisser sur les images de ce dernier, j’ai nommé monsieur Geleyn, avec son histoire d’ours et son ami lapin, qui avait tout pour me plaire, évidement. Je préfère prévenir les âmes sensibles : attention, séquence émotion:  

http://vimeo.com/78740926

Et son making of pour rester dans l’idée de l’expo : http://vimeo.com/78254514

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Si tu veux continuer à t’éclater la rétine, file à la Gaité Lyrique, il te reste 6 jours pour te faire du bien. Le compte à rebours est lancé : tic-tac, tic-tac…

Si tu es autiste ou gros flemmard, si les vacances t’amollissent, ou pire, si tu n’habites pas Paris, tu peux aussi rester dans ton fauteuil et aller papillonner sur le site de blinkink, un studio de production de films d’animation, qui représentent  pas mal d’artistes exposés à la Motion Factory.

 

Les photos sont issues du site de studio 5.5 qui a réalisé la scénographie de la Motion Factory. (oui je suis encore partie sans mon appareil photo, rhaaaa…)

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