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« La vie rêvée de Walter Mitty »

Eh bien, ça fait une paye comme on dit !

Oui je sais, mais que veux-tu : la vie,  mon ami, la vie !

Mais ne me fais pas les gros yeux, je reviens avec du bon !

Tout d’abord, un film : « La vie rêvée de Walter Mitty ».

De Ben Stiller, avec Ben Stiller, Sean Penn, Kristen Wiig, Adam Scott.

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C’est l’histoire d’un gars lunaire, qui vit un peu dans sa tête, rêve sa vie. De prime abord, les gens lui trouvent le charisme d’une moule (morte). Discret,  penaud, timide, un peu gauche, ses fameux moments d’absence lui valent quelques moqueries.

Il s’appelle Walter Witty. C’est un type qui se sent, se sait banal.  Sans intérêt aucun.

Il travaille pour le magazine « Life », développe les négatifs photos de grands reporters. Dans son bureau plongé dans le noir, avec son unique collègue, il semble isolé du monde.

Jusqu’au jour où.

Où le journal doit dire adieu à sa version papier, pour passer au tout web : l’annonce de l’ultime numéro imprimé, dont Walter à la charge de la couverture. Le cliché qui entrera dans l’histoire de la presse.

La photo élue ? Celle du négatif n°25, capturée par le célèbre et farfelu photographe Sean O’Connell (Sean Penn).

Manquant sur la planche.

Aïe.

Le type en charge de la transition du magazine et de l’édition du  dernier numéro lui fait la misère (Adam Scott tient odieusement le rôle).

La quête commence alors pour Walter qui se jette dans l’aventure. Très naturellement. Mais tout extraordinairement.

Tu vas débarquer au Groenland, te jeter dans l’Atlantique, dévaler en skate une route sinueuse en Islande, partir en Afghanistan, grimper l’Himalaya.

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sean penn

L’histoire pourrait te paraître cliché dans le dépassement de soi, le voyage initiatique, et tu pourrais trouver un peu culcul le message beatnik qui s’y trame, « les belles choses n’ont pas besoin de se faire remarquer » et autres Carpe Diem servis par Sean Penn (mais bon note que la philosophie zoobab, moi, j’adore hein, et pis alors si c’est Sean Penn qui fait la leçon, pouaah, je plonge ), mais tu verras que Ben Stiller a cuisiné bien subtilement son film. L’histoire tangue entre burlesque et poésie, et au final la poésie l’emporte. La pudeur et la pseudo-normalité de Ben Stiller sont touchantes (et le rendent de plus en plus canon au fur et à mesure de l’histoire, si si, tu verras), et surtout les images sont sublimes, et défilent sur une B.O top, menée à la baguette par Théodore Shapiro, et tu entendras le joli « Space Oddity » de Bowie mêlé à la voix de Kristen Wiig :

Et je t’ai pas dit, mais derrière l’aventure et les grands espaces, il y a une histoire d’amour aussi (aaaah l’amuuuur).

Voilà, c’était cool, un film à voir avec des ptits yeux tout bleu.

Allez, fais pas ton dur, va.

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